Tante Jeanne – Georges Simenon

Note : 3 sur 5.

Une femme âgée revient dans son village après quarante ans d’absence. Lassée de la vie, elle y cherche asile et sécurité. Quand elle se rend chez son frère Robert qui avait repris le commerce de vin paternel, elle le retrouve pendu. En fait de paix, Jeanne Martineau découvre une famille à la dérive.

Avis

Pour ce qui sera probablement ma dernière lecture dans le cadre du mois belge, je me penche à nouveau sur Georges Simenon.

Après des années d’absence, Jeanne Martineau revient dans la maison de son enfance pour y retrouver son frère et demander asile. Mais elle découvre une maison sans dessus-dessous, des dettes à régler et un frère qui a préféré la mort à la faillite. Tante Jeanne se charge donc de reprendre la maisonnée en main.

Dans cette histoire, point de Commissaire Maigret. Au contraire, c’est même une femme qui occupe le rôle principal, ce qui est plutôt rare dans l’œuvre de Simenon.

Mais, s’il n’y a pas de Commissaire Maigret, c’est probablement aussi parce qu’il n’y a pas d’enquête à résoudre. J’ai d’ailleurs été assez déçue de constater que Tante Jeanne ne contient même pas vraiment d’intrigue. C’est une histoire assez linéaire qui se rapproche davantage, selon moi, du roman que du policier.

Tout est centré sur les personnages hauts en couleur qui vivent dans cette maison. Animés par la haine et la vengeance, les membres de cette famille ne communiquent plus. Et c’est la providentielle Tante Jeanne qui va les sortir de l’impasse grâce à son incroyable empathie. Diplomate, elle mesure ses paroles et ses silences dans un seul but de rassurer et de ramener à la raison les esprits les plus tourmentés.

Au final, c’est avec un sentiment mitigé que je referme ce roman. Cette déception ne m’empêchera pas de lire à nouveau Simenon mais il est certain que Tante Jeanne ne restera pas dans ma mémoire très longtemps.


Tante Jeanne – Georges Simenon – Les Presses de la Cité – 1950

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2 commentaires sur “Tante Jeanne – Georges Simenon

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  1. Il y a quelques romans sans Maigret, bien sûr, ceux grâce auxquels Simenon voulait gagner son véritable statut d’écrivain. Parmi ceux-ci il y en a de très forts comme Le bourgmestre de Furnes, que j’avais beaucoup aimé.

    Aimé par 1 personne

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