Arsène lupin, gentleman-cambrioleur – Maurice Leblanc

Note : 3 sur 5.

Frac et monocle, haut-de-forme et canne à pommeau, fleur à la boutonnière et revolver en poche : depuis son apparition en juillet 1905, la silhouette d’Arsène Lupin a effrayé et diverti des générations de lecteurs. Dandy et bagarreur, scélérat et charmeur, ce gentleman est avant tout un artiste, qui ne peut commettre ses forfaits sans élégance. Chevaleresque et délicat, il est si séduisant que la morale elle-même a l’air de son côté. Il sait même, au besoin, changer d’identité pour résoudre les énigmes les plus embrouillées.

Avis

Je suis un peu honteuse de l’avouer mais je n’ai jamais lu les aventures d’Arsène Lupin. A l’occasion de la sortie de la série mettant en scène ce célèbre personnage (joué par Omar Sy) sur Netflix, plusieurs maisons d’édition ont choisi de rééditer ce chef d’œuvre de la littérature. Personnellement, mon choix s’est porté sur l’édition Collector d’Archipoche, qui est particulièrement soignée et attrayante.

Le livre est préfacé par Michel Bussi, qui nous parle de Maurice Leblanc, peu connu par rapport à son célèbre personnage, et analyse son style avant-gardiste pour l’époque. Et, effectivement, on ne peut que remarquer l’écriture particulièrement moderne pour un livre dont la première parution date de 1907!

Cet ouvrage est donc l’occasion de faire la connaissance avec Arsène Lupin, un cambrioleur audacieux que la réputation précède. Sa spécialité : détrousser les personnes de la haute société sous leur nez mais toujours en y mettant les manières d’un gentleman. Il est même devenu expert dans l’art de changer d’apparence, ce qui lui permet de passer inaperçu. Et qui complique la tâche de son ennemi juré, l’inspecteur Ganimard dont il se joue avec humour.

Je suis assez impressionnée par la variété des situations qui sont proposées tant les aventures sont originales, toutes différentes et orchestrées avec beaucoup de brio et de minutie. Et si certaines supercheries se devinent, d’autres sont de vraies surprises.

Au terme de ma lecture, je suis un peu déçue. Personnellement, alors que je m’attendais à un roman suivi, Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur est une succession de nouvelles indépendantes les unes des autres.

Et si le style rend la lecture facile et agréable, il est un peu lassant à force de répétition. A titre de comparaison, la narration est proche de celle d’Agatha Christie où le lecteur est spectateur de l’histoire qui se déroule. Il lui est impossible de résoudre l’énigme car il lui manque des éléments essentiels. La solution tombe à la fin de la nouvelle, grâce à la révélation soudaine d’indices qui apparaissent tout à coup au grand jour. D’un coté, je trouve que la réflexion et la logique qui permettent la résolution de l’énigme sont hyper intéressantes mais, d’un autre coté, je trouve dommage que le lecteur ne soit pas plus impliqué.

J’ai aussi été étonnée de constater l’impact considérable de la presse de l’époque, grâce à laquelle le public se passionne pour les aventures extraordinaires d’Arsène Lupin et les déboires de ses malheureuses victimes.

Une lecture en demi-teinte pour moi mais qui ne m’empêchera pas de lire d’autres aventures du célèbre cambrioleur par la suite.

Remerciement à Archipoche pour cette lecure.


Arsène Lupin, gentleman cambrioleur – Maurice Leblanc – Archipoche – 2021

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