Mon bel oranger – José Mauro de Vasconcelos

Note : 4 sur 5.

Quand il sera grand, Zézé veut être « poète avec un noeud papillon… » Pour l’instant, c’est un petit brésilien de cinq ans qui découvre la vie. À la maison, c’est un vrai diablotin qui fait bêtises sur bêtises et reçoit de terribles fessées. À l’école au contraire, José est un « ange » au cœur d’or et à l’imagination débordante qui fait le bonheur de sa maîtresse tant il est doué et intelligent. Cependant, même pour un enfant gai et espiègle, la vie est parfois difficile dans une famille pauvre du Brésil. Alors, quand il est triste, Zézé se réfugie auprès de son ami, Minguinho, un petit pied d’oranges douces, à qui il confie tous ses secrets. 

Avis

Ce roman en partie autobiographique fait partie de ma vie depuis mon adolescence. Je me souviens l’avoir lu en début de secondaire et, à l’époque, il m’avait fortement marqué et j’en parlais à tout le monde autour de moi ! Avec ce beau souvenir en tête, j’ai eu envie de voir si l’effet serait identique 25 ans après…

Et je ne suis pas déçue. Le personnage principal et narrateur, Zézé est un petit garçon très attachant. Âgé de cinq ans, il est plutôt débrouillard. Plein d’espoir et rêveur, il touche par sa candeur, son sérieux et sa gentillesse envers son petit frère Luis, pour qui il invente des histoires.

Zézé a le cœur sur la main et veut faire plaisir à son entourage mais c’est aussi un petit diable qui fait beaucoup de bêtises. Pour le punir, sa famille le bat régulièrement, parfois même jusqu’à l’évanouissement. Autre époque, autres méthodes éducatives où on n’expliquait pas les choses… mais lire ces scènes racontées par l’enfant reste choquant. L’histoire de ce petit garçon, qui se sent mal aimé et triste est particulièrement touchante.

Pourtant, sa famille est bienveillante et aimante mais tellement accaparée par les questions financières et la survie de tous, qu’elle en oublie de donner de la tendresse à ce petit bout. Zézé raconte d’ailleurs son quotidien, entre l’école, le travail de cireur de chaussures et la vente de chansons pour ses financer petits plaisirs (billes, images de célébrités, papier de soie pour confectionner des ballons).

Lorsque la famille déménage, il s’approprie un petit pied d’oranges douces qui va devenir son confident et qui va l’aider à grandir.

Mon bel oranger est un très beau roman d’apprentissage qui met en scène un petit garçon qui perd ses illusions pour entrer dans le monde adulte.


Mon bel oranger – José Mauro de Vasconcelos – Editions Stock – 1971

2 commentaires sur “Mon bel oranger – José Mauro de Vasconcelos

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