La petite marchande de souvenirs – François Lelord

Note : 2 sur 5.

Dans une Hanoï endormie qui commence à peine à s’ouvrir au monde, Julien, jeune médecin français qui n’a connu ni guerre ni révolution, découvre chaque jour un peu plus un peuple marqué par l’histoire. Aux abords du lac de l’Épée, il croise souvent Lumière d’Automne. La jeune fille tente de nourrir sa famille en vendant des souvenirs aux touristes. Malgré tous les interdits qui les séparent, une complicité naît entre eux.

Avis

Cette fois, prenons la direction du Vietnam et particulièrement de la ville de Hanoï. On y suit le quotidien privilégié de Julien, un jeune français qui exerce comme médecin auprès de l’Ambassade de France.

Avec lui, on prend plaisir à déambuler dans les magnifiques décors de carte postale, autour du lac de Hanoï.

Dans ce roman, François Lelord dresse un portrait du Vietnam d’après-guerre, revenant sur les circonstances qui ont amené ce pays à entrer en guerre et sur les conséquences qui se font encore sentir actuellement. L’auteur ayant vécu dans ce pays, il a une bonne connaissance de la politique et des tensions avec la Chine et les Etats-Unis, qu’il partage avec nous. Le roman est aussi l’occasion de découvrir les us et coutumes des vietnamiens, notamment vis-à-vis des étrangers. Malheureusement, si elles sont intéressantes à petites doses, je trouve que ces considérations sur la guerre et la politique prennent un peu trop d’ampleur, mettant le récit au second plan.

La petite marchande de souvenirs met aussi l’accent sur une épidémie en cours dans la ville d’Hanoï et qui menace de s’étendre au pays entier. Evidemment, Julien étant médecin, il joue un rôle majeur dans la découverte et le suivi de cette épidémie. Mais, de nouveau, la politique intérieure et internationale s’en mêle. Personnellement, au vu de la quatrième de couverture, je ne m’attendais pas du tout à cette thématique.

Autre thème cher à François Lelord, celui du questionnement sur l’amour, fait partie intégrante de ce roman. En effet, Julien ne sait où donner de la tête, hésitant entre Cléa la belle anglaise qui travaille pour l’Institut Pasteur, Lumière d’automne la vendeuse de souvenirs et Mademoiselle Fleur qui lui enseigne le vietnamien. Autant dire que la situation est compliquée, d’autant que la société voit d’un très mauvais œil les relations entre de jeunes vietnamiennes et des étrangers.

La petite marchande de souvenirs est de ces romans qui prennent leur temps pour se mettre en place. Malheureusement, le rythme ne s’accélère à aucun moment et l’histoire se développe avec lenteur et certaines longueurs, ce qui m’a déçu.

Ce roman était dans ma bibliothèque depuis plusieurs années et j’avais tellement envie de le lire… Peut-être en attendais-je trop…


La petite marchande de souvenirs – François Lelord – Editions JC Lattès – 2013

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