Quand l’empereur était un dieu – Julie Otsuka

Cover Quand l'empereur était un dieu Julie Otsuka Carnet de lectureAu lendemain de l’attaque de Pearl Harbour, une famille de Berkeley brutalement arrachée à sa demeure est déportée par le FBI à la frontière du désert. Ses origines japonaises suffisent à justifier l’emprisonnement, la peine et l’humiliation. Trois ans auxquels chacun doit survivre, agrippé aux joies passées, pour tenter de se reconstruire dans les ruines de la Seconde Guerre mondiale.

 

 

Avis

Quand l’empereur était un dieu est le premier roman de Julie Otsuka, qui s’est surtout fait connaître par son second roman, Certaines n’avaient jamais vu la mer, que j’ai adoré.

Ce livre est inspiré de la vie de ses grands-parents et traite d’un épisode peu connu de la Seconde Guerre mondiale: l’enfermement des Japonais qui vivaient aux Etats-Unis, après l’attaque de Pearl Harbor. Assimilés aux Japs poseurs de bombes, ils vont subir discriminations et restrictions diverses.

En 1942, alors que son mari est emprisonné, une femme et ses deux enfants reçoivent un ordre d’évacuation. En quelques jours, ils vont devoir quitter leur maison de Berkeley et vont être transférés dans un camp de l’Utah.

Ce livre se présente davantage comme un témoignage de ce que la famille a vécu que comme un roman. La narration est très linéaire et plate, sans aucun effet de style. Le texte fait la part belle aux descriptions de gestes, de pensées ou de décors, l’auteure évoquant tour à tour le vécu des différents protagonistes, avec très peu de dialogues.

J’ai été interpellée par le fait que les personnages ne sont pas nommés, l’auteur les évoquant en ces termes « la fille », « la mère », etc. provoquant une certaine distance vis-à-vis des personnages. Du coup, en tant que lectrice, j’ai trouvé très difficile de m’attacher et de m’identifier aux membres de cette famille déracinée.

Le roman est construit de façon particulière puisque l’histoire commence avec le déménagement de la famille, on est directement dans les gestes concrets du quotidien, sans qu’aucune mise en contexte ne vienne éclairer le lecteur sur l’attaque de Pearl Harbor par les Japonais. S’il n’a pas lu la quatrième de couverture, le lecteur peut rester longtemps dans le flou, d’autant qu’on ne sait véritablement pourquoi ils sont déportés dans le désert.

Bref, un roman bien éloigné de celui que j’avais lu précédemment et qui me laisse avec un goût de déception

 


Quand l’empereur était un dieu – Julie Otsuka – Editions Phébus – 2004

Du même auteur:

 

 

 

 

 

 

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