Octobre – Soren Sveistrup

Une jeune femme a été tuée et abandonnée sur le terrain d’une banlieue de Copenhague. On l’a amputée d’une main et au-dessus de sa tête pend un petit bonhomme en marrons. On confie l’affaire à la jeune inspectrice Naia Thulin, à qui on donne comme coéquipier un inspecteur en burn out, Mark Hess. Ils ne tardent pas à découvrir que le bonhomme en marrons est porteur de mystérieuses empreintes, celle de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires Sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte. Puis, les cadavres se multiplient…

Avis

En entamant la lecture d’Octobre, je m’attendais à un énième roman danois comme on en a déjà tant lus. Eh bien, je peux vous dire que ce roman-ci donne un coup de fouet à la littérature policière nordique!

Dès les premières pages, le rythme est soutenu, les cadavres pleuvent sans discontinuer et les indices sont plutôt maigres.

Le duo d’enquêteurs (Naia Thulin et Mark Hess) fonctionne très bien. Et si l’auteur fait passer Hess pour un arriviste qui ne pense qu’à reprendre son poste à Europol sans s’investir dans l’enquête, on comprend vite que ce n’est pas la réalité. Et Thulin découvre un enquêteur qui sort des sentiers battus et se met dans la peau du tueur, quitte à se mettre les collègues sur le dos. Et même si l’auteur parle de leurs vies privées, ces aspects ne prennent pas trop de place et ne polluent pas l’enquête.

Parce que, dès que l’on a ouvert ce roman, on ne peut plus le lâcher! L’écriture est fluide et rapide, les indices sont savamment distillés pour attiser notre intérêt sans que l’on s’ennuie. On sent clairement l’expérience de Soren Sveistrup en tant que scénariste de série télé. C’est dynamique et sans temps mort, au point que l’on ne voit pas le temps passer.

Pourtant, Octobre est un roman très long (plus de 600 pages!) mais, à aucun moment, je n’ai eu l’impression de pages ou de détails inutiles. Tout est pensé pour accrocher le lecteur et ne plus le lâcher.

Premier coup de cœur de l’année pour ce roman à l’écriture ultra maîtrisée. Çà faisait longtemps qu’un roman ne m’avait plus fait passer des nuits blanches !

Sûr qu’il va falloir s’entraîner à prononcer le nom de Soren Sveistrup sans faute, parce que l’on va continuer à en entendre parler.

Remerciement aux Editions Albin Michel pour cette lecture.

 


Octobre – Soren Sveistrup – Albin Michel – 2019

 

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :