Le chien rouge – Philippe Ségur

Présentation

Poussé à bout par son métier et ses contemporains, Peter Seurg, qui ne comprend plus le monde dans lequel il vit, pète un câble et craque. Le corps médical, qu’il consulte avec réticence, lui prescrit un formidable cocktail d’antidépresseurs, de somnifères et d’anxiolytiques. En quelques semaines, la personnalité de notre héros se modifie : il rompt avec son amie Neith, rejette sa vie bourgeoise et part s’installer dans les bois, seul dans sa tour d’ivoire.

Avis

Dès le début, j’avoue avoir été un peu inquiète par le tour particulièrement intellectuel que prenait ce roman.

La raison ? Dès les premières pages, l’auteur nous emmène dans une réflexion philosophique sur l’après-mort partant du principe qu’il existe un champ de formes qui persiste à la mort de tout être humain et qui pourrait « contaminer » un individu bien vivant. Une forme de réincarnation en somme. Et disons que je ne m’attendais pas ça.

Tout le récit tourne autour de Peter Seurg, alias le Chien Rouge, professeur d’université. Il nous raconte son investissement dans ses travaux et son idéal de société, qui est anéanti lorsqu’il prend conscience que le système fonctionne sur le mode de la rentabilité et de la productivité. Cette révélation va provoquer chez lui des angoisses et une profonde dépression.

Peter Seurg critique et pointe du doigt la mondialisation, le capitalisme, la société consumériste, les changements orthographiques et grammaticaux qui touchent la langue française, tout y passe. Souhaitant aller contre les diktats de la société moderne, aspirant à la sobriété et à la solitude, il se défait des biens matériels et s’éloigne de son entourage. Mais sa situation psychologique se dégrade, il se noie dans l’alcool, les médicaments et la drogue, faisant part au lecteur des sensations que ce cocktail explosif provoque en lui.

Le chien rouge ne comporte aucune intrigue, il s’agit uniquement de la description de la chute d’un homme qui a perdu ses repères.

Le texte est intéressant dans le sens où il incite le lecteur à s’interroger sur ses propres objectifs de vie mais cette critique de la société n’apporte aucun élément nouveau, n’offre aucun point de vue différent..

Le personnage de Peter est particulièrement antipathique et la narration, froide et sans relief, ne suscite aucune émotion.

Je ne sais pas quelle était la démarche de Philippe Ségur ni ce qu’il faut comprendre de petit récit de 151 pages mais, lu au premier degré, je n’y vois personnellement pas d’intérêt. Le chien rouge n’apportant aucune information inédite à la personne qui a un minimum de conscience citoyenne et d’esprit critique.

Je remercie néanmoins les Editions Buchet-Chastel pour cette lecture.

 


Le chien rouge – Philippe Ségur – Editions Buchet-Chastel – 2018

 

 

 

 

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