La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose – Diane Ducret

Présentation

Après avoir été quittée à Gdansk par téléphone, Enaid se rend à l’évidence : les fées qui se sont penchées sur son berceau ont dû s’emmêler les pinceaux. Comment expliquer, sinon, la sensation qu’elle a depuis l’enfance qu’il lui a toujours manqué quelqu’un ? Il y a de quoi se poser des questions quand les parents adoptifs sont en fait les grands-parents, que la mère est danseuse de nuit, que le père change de religion comme de famille, que les bunkers de l’ETA servent d’école buissonnière. Et que l’accident d’un instant devient la fracture de toute une vie? On peut se laisser choir ou faire le saut de l’ange. Être boiteux ou devenir un flamant rose.

Avis

La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose est un roman étonnant à plus d’un titre.

L’histoire commence par une écrivaine que son petit ami quitte par téléphone alors qu’elle se trouve en Pologne pour la promotion de son dernier roman. Dès le premier chapitre, j’ai apprécié le ton et l’humour (parfois noir) utilisés. Mais, en fait, je me suis totalement laissée piéger par ces premières pages qui évoquent un roman léger sur une trentenaire célibataire qui s’interroge « Et si je ne trouvais personne qui m’aime? ».

Mais, très rapidement, le roman bifurque sur l’histoire d’Enaid: son enfance en famille d’accueil, sa mère irresponsable, son père absent, son homme violent… On découvre une jeune fille rebelle à l’autorité stricte de ses grands-parents, totalement perdue et sans repères, qui se laisse porter par les événements et les rencontres, même si elles lui sont néfastes.

Toute la vie d’Enaid défile et c’est à ce moment que mon intérêt pour le roman a commencé à diminuer, tant j’ai trouvé désespérant sa capacité à s’enliser sans cesse dans les mauvais choix. Il me paraissait impossible que tant d’infortunes touche une même personne.

Mais certains éléments me posaient questions, des coïncidences que je trouvais troublantes… jusqu’au moment où j’ai compris que La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose n’est autre qu’une autobiographie de Diane Ducret, alias Enaid à l’envers.

Et quand je vois la femme qu’elle est devenue aujourd’hui, je comprends mieux ce roman, qui est une sorte de témoignage pour toutes les personnes qui vivent des situations difficiles.

Véritable leçon de résilience, ce roman démontre que l’on peut donner un sens différent à sa vie. Qu’il est possible de transformer un problème (elle boitera toute sa vie) en une jolie image positive (le flamant rose en équilibre sur une seule jambe) qui nous portera.

La narration en « je » rapproche évidemment le lecteur de l’auteure mais rend le roman fort descriptif, ce que j’ai trouvé un peu dommage. Et, une fois le premier chapitre passé, je n’ai pas trouvé « l’humour décapant » annoncé en quatrième de couverture.

« Il m’a toujours manqué quelqu’un, au plus profond de moi, jusqu’au jour où j’ai décidé de ne plus attendre personne. »

Remerciement à Babelio et aux Editions Flammarion pour cette lecture.

 


La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose – Diane Ducret – Editions Flammarion – 2018

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