Je me souviens – Martin Michaud

Présentation

À Montréal, juste avant Noël, un homme et une femme meurent le cou transpercé par ce qui semble être un instrument de torture sorti tout droit du Moyen Âge. Auparavant, ils ont entendu la voix de Lee Harvey Oswald, l’assassin présumé du président Kennedy. La série de meurtres se poursuit, les cadavres s’empilent… A la section des crimes majeurs, le sergent-détective Victor Lessard mène l’enquête avec, pour le meilleur et pour le pire, la colorée Jacinthe Taillon.

Avis

Ce roman nous immerge dans le monde de la justice et des affaires, des avocats ayant utilisés des dossiers-écrans pour cacher un véritable complot ainsi que des expériences secrètes sur des êtres humains.

Je regrette que les personnages soient si caricaturaux et manquent d’originalité. Le flic dépendant à l’alcool, dépressif, en proie à toute une série de problèmes personnels et la policière qui jure à tout va et qui ne pense qu’à manger ont déjà été vus mille fois, ce qui devient lassant pour qui lit régulièrement du policier. Néanmoins, on s’attache à ce duo d’enquêteurs qui ne cesse de se chamailler mais qui reste soudé en toutes circonstances.

La touche d’exotisme est apportée par les québécismes qui ponctuent le texte. Décontenancée dans un premier temps par le vocabulaire et les expressions typiques, je me suis rapidement adaptée et ai pu apprécier ce petit pavé de plus de 600 pages. A travers ce roman, on sent un auteur attaché à ses origines, qui rattache l’histoire individuelle à celle, plus large, d’un pays. Je me souviens est ainsi l’occasion de découvrir les moments importants de l’Histoire québécoise, peu connue par chez nous ; le titre étant d’ailleurs une référence à la devise du Québec.

De façon générale, j’ai trouvé que ce roman était un peu long, avec une enquête qui n’en finit pas tant le nombre de protagonistes et les liens qui les unissent sont grands. Quelques jours après sa lecture, les grandes lignes me restent en mémoire mais de nombreux détails se sont déjà évaporés de mon esprit, ce qui est dommage. Heureusement, la patience du lecteur est tout de même récompensée par une fin étonnante, à laquelle on ne pense pas.

Remerciement à Babelio et à Kennes Editions pour cette lecture.


Je me souviens – Martin Michaud – Kennes Editions – 2015

 

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4 commentaires sur “Je me souviens – Martin Michaud

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  1. Je ne connaissais pas… Comme quoi, le challenge permet de faire des découvertes !
    Je ne suis pas très tentée, je lis peu de littérature du Québec.

    J'aime

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